• par (Libraire)
    4 août 2017

    Mon père, mon «humble» héros ou les déchirures du passé

    Il était une fois et une fois il n’était pas…un récit émouvant de sagesse et d’amour. Un fils qui porte le poids de l’éloignement du père sur ses épaules et dans sa vie.

    Si la littérature est une merveilleuse machine à remonter le temps, pour Metin Arditi, elle est aussi une possibilité de procéder à la cérémonie du retournement de son père comme lors de cette fête malgache, qui consiste à exhumer un défunt pour l’honorer avant de le rendre à l’éternité. En songeant au bonheur qu’il éprouve aux côtés de ses filles, Métin Arditi lève le voile sur ses jeunes années. Une petite enfance à Istanbul dans un bonheur de conte d’Orient. Une vie d’une infinie douceur qui sera irrémédiablement brisée lorsqu’au lendemain de ses sept ans, le petit Métin est amené dans un internat en Suisse à plus de deux mille kilomètres de sa famille. Pendant onze longues années, il ne partagera que le seul mois d’août avec sa mère dans un hôtel. Si son père disait avoir le souci qu’il devienne un homme et que cette séparation représentait des sacrifices auxquels il ne consentait avec sa mère que pour son bien, le petit garçon ne pouvait éprouver qu’un horrible sentiment d’abandon et de solitude. Un enfant qui ne cessera de chercher ce besoin de reconnaissance qu’il ne trouvera jamais dans les yeux de son père, même adulte quand les mots seront parfois pires que des coups et le blesseront à tout jamais.(cf PAGE 06/17)


  • 28 mai 2017

    Mon père, cet inconnu

    Vingt ans après sa mort, un fils se souvient de son père. Qui était vraiment le héros de son enfance ? Homme d’affaires installé à Istanbul, celui-ci se montrait toujours charmeur, intelligent, admiré de tous. L’écrivain d’origine turc ressuscite ses baisers, sa sagesse mais le revoit aussi très occupé et incroyablement lointain. Le petit garçon passe en effet très peu de temps avec ses parents, ce qui est inhabituel dans cette bourgeoisie juive stambouliote. Jusqu'à ses 7 ans, il est confié à une gouvernante autrichienne.

    **Expédié en Suisse**

    Après la mort de sa sœur, à deux ans, d’une maladie foudroyante, le petit Metin est inexplicablement envoyé à deux mille kilomètres d ‘Istanbul, dans un pensionnat suisse.

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