Les dames de Kimoto

Sawako Ariyoshi

Gallimard

  • 7 mai 2022

    Coup de coeur d'Aurélia

    Sawako Ariyoshi dépeint avec raffinement et délicatesse la société japonaise de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, période charnière entre traditions millénaires et modernité.

    Quatre femmes, quatre générations affrontent ce tournant : Toyono et Hana incarnent le Japon ancestral tandis que Fumio porte en elle la rébellion et Hanako l'adaptation.

    Une lecture indispensable !

    Aurélia


  • par (Libraire)
    28 janvier 2022

    Passionnant

    Portrait magnifique de trois femmes qui réussissent à maintenir un lien familial malgré une fracture générationnelle. Un roman délicat et poétique qui nous plonge dans une société japonaise traditionnelle en proie à de nombreux bouleversements. Passionnant!

    Maëliss


  • 26 octobre 2020

    Le siècle des femmes : du kimono à la robe-fourreau

    Quatre générations de femmes japonaises se succèdent à la tête du clan qui domine la vallée du fleuve Ki. De la modernisation impulsée à l'ère Meiji jusqu'à la capitulation de l'empire fasciste, chacune, de la grand-mère à l'arrière-petite-fille, exerce sa liberté et son regard dans une société qui codifie à l'extrême le rôle des femmes et les devoirs de l'épouse. Pourtant, chacune d'entre elles va occuper une place déterminante dans le destin de la famille. Une histoire vivante du Japon, sur la transmission de la culture, le questionnement des normes et la capacité des individus à l'autonomie. Anne-Marie


  • 16 janvier 2020

    C'est avec un soin tout particulier que Toyono a choisi un mari pour sa petite-fille Hana. Il faut dire que dans la vallée de Wakayama, les Kimoto sont une famille qui compte et la jeune Hana est un parti convoité. Basé sur les traditions, les superstitions et une connaissance exacerbée des enjeux politiques de la région, le choix de Toyono s'est porté, à la surprise générale, sur Keisaku Matani. Issu d'une famille moins prestigieuse que celles de certains prétendants, Keisaku est pourtant un jeune homme plein d'avenir, déjà maire de son village à seulement vingt-quatre ans. Et même si c'est un crève-coeur pour la vieille dame d'envoyer sa petite-fille si loin le long du fleuve Ki, elle sait que grâce à son éducation, ses bonnes manièes et son intelligence, Toyono saura se faire accepter et aimer par les Matani et fera de Keisuka un homme d'importance.
    Et en effet, respectueuse des traditions, bonne épouse, mère attentive, bru attentionnée et soutien pour toute la famille, Hana a confirmé toutes les prédictions de sa grand-mère, appréciée de tous et menant les Matani vers les plus hautes sphères. Ses seules inquiétudes sont venues de son beau-frère, jaloux de la position d'aîné de Keisaku et de Fumio, sa propre fille.
    Fumio la rebelle, l'indépendante. Fumio qui se moque des traditions, déteste porter le kimono, ne souhaite surtout pas se marier avec un homme choisi pour elle par sa mère. Fumio veut quitter la province, s'installer à Tokyo, se détacher de cette mère envahissante qui est la sienne.
    Avec Fumio, c'est la modernité qui fait souffler le vent de l'indépendance de la femme, mais ce sont aussi les temps qui changent, la guerre qui balaie les vieilles coutumes. Hana devra s'adapter mais aura aussi la joie de se rapprocher d'Hanako, sa petite-fille.

    Une saga familiale du point de vue des femmes. Des femmes fortes, déterminées, qui savent mener leurs barques. Réputées pour leur beauté et leur intelligence, les dames de Kimoto sont des femmes éduquées mais respectueuses des traditions qui placent la femme au service de l'homme.
    Nous sommes dans le Japon de l'ère Meiji, dans la région de Wakayama, loin de la capitale. Les grosses fortunes y vivent paisiblement, de la culture du riz et de l'exploitation des forêts et font fructifier leur patrimoine en s'alliant entre familles puissantes. Un monde harmonieux et délicat où l'on respecte les traditions ancestrales : l'aîné hérite de tous les biens, la jeune mariée coupe tout lien avec sa famille pour être adoptée par sa belle-famille, la bru s'occupe de ses beaux-parents, etc.
    La guerre va dérégler l'ordre des choses. Les familles vont décliner à cause des hommes tombés au front ou des jeunes désireux de voir du pays. Par la force des choses, certaines coutumes vont tomber en désuétude et les femmes vont s'émanciper. Mais les dames de Kimoto ont de la ressource et si Toyono et Hana incarnent le Japon ancestral et Fumio la rébellion, Hanako est une femme moderne capable de concilier le passé et le présent pour un avenir meilleur.
    Une belle saga historique très documentée. Tout le raffinement du Japon dans une histoire faite de grandeur et de décadence, de féminité et d'émancipation. Une belle découverte.


  • 13 février 2019

    Japon

    Fin du XIXe siècle, Hana part se marier loin de sa grand-mère qui l’a élevée. Elle épouse un riche propriétaire terrine promis à un bel avenir. Hana respecte les traditions japonaises : art floral, musique, beaux kimonos.
    Si son premier fils ne lui pose aucun problème, sa fille Fumio, en revanche, lui donne du fil à retordre. C’est une révoltée qui va partir faire ses études à Tokyo et y trouver son mari. Ensemble, ils voyageront jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
    Leur fille Hanako reviendra s’installer le temps de la guerre chez sa grand-mère.
    On suit Hana, depuis son mariage et sa séparation d’avec Toyono, sa grand-mère, qui lui a tout appris.
    Hana est « de la vieille école » et, dans sa campagne, ne souhaite pas voir le Japon des années 20-30. Ses références sont celles d’un autre âge.

    J’ai aimé suivre Hana, femme de tête malgré son effacement d’épouse ; sa relation compliquée avec sa fille qu’elle ne lâche pourtant jamais. J’ai aimé que sa petite fille, Hanako, revienne aux traditions de sa grand-mère tout en étant une jeune femme résolument moderne.
    Un roman féministe s’il en est, qui montre la place des femmes dans la reconstruction du Japon d’après-guerre et l’importance du maintien des traditions.

    Un roman qui montre aussi comment certains japonais ont tout perdu à cause de la guerre.

    L’image que je retiendrai : "Celle de la rivière Ki coulant dans la province et qui est si joliment décrite."

    Quelques citations :
    "Hana se souvint que dans l’art des parfums, on parlait d’entendre un parfum plutôt que de le sentir. Ici, elle entendait l’automne." (p.95)
    "Mère, ne croyez-vous pas que le système matriarcal de la société primitive était plus conforme à la nature ?" (p.271)

    https://alexmotamots.fr/les-dames-de-kimoto-sawako-ariyoshi/


  • par (Libraire)
    27 décembre 2018

    Délicat et puissant à la fois.

    Les dames de Kimoto...Un roman tout en finesse qui nous fait découvrir trois générations de femmes, au travers d'un Japon qui évolue au fil des années.