Artifices, Roman

Claire Berest

Stock

  • par (Libraire)
    15 septembre 2021

    Un réel plaisir de lecture

    Artifices c'est tout d'abord des personnages originaux et attachants, Abel flic fortement névrosé entouré de "ses" femmes : Elsa sa voisine fofolle, Camille sa collègue collante, et Mila, une mystérieuse artiste hors normes...

    Une intrigue bien menée avec en ligne de fond une vraie réflexion sur l'art contemporain, les performances qui dérangent et bousculent.

    C'est un bon gros roman qui se lit avec plaisir et facilité.

    Vanessa


  • 7 septembre 2021

    Un flic paumé, des orchidées, une artiste qui réalise des happenings, tel est le décor du nouveau roman de Claire Berest, entre enquête mêlant art et intrigue psychologique.
    Impossible de lâcher ce roman, qui tient toutes ses promesses.
    .
    Conseillé par Chloë


  • par (Libraire)
    31 août 2021

    Brillant et impossible à lâcher!

    Impossible de lâcher ce roman à la saveur si particulière. Un mélange de brutalité et d'élégance. Abel est un flic taiseux, solitaire et névrosé (mais bien loin des clichés). Depuis une semaine il est suspendu de ses fonctions. On ne saura pourquoi qu'à la fin, car dans ce roman tout est pièce à conviction. Alors il erre, la nuit, il marche dans Paris jusqu'à épuisement, pour éviter que ses vieux fantômes ne le rattrapent. Un jour, un fait divers l'interpelle : quelqu'un a introduit un cheval vivant à Beaubourg. Abel sent que ça touche quelque chose en lui, mais à un endroit inaccessible. Au même moment, une nouvelle voisine entre dans sa vie avec grand fracas.
    Claire Berest a eu une idée brillante en écrivant ce roman: un faux roman policier sur le monde de l'art contemporain, ou plus exactement de la performance artistique. On danse au bord de la folie tout comme les protagonistes et on admire le tableau final, qui nous prend par surprise.


  • 27 août 2021

    Un très bon moment de lecture

    Avec Artifices, Claire Berest éclaire de tout son talent littéraire l’imbrication de performances d’art contemporain et des souvenirs traumatiques enfouis dans le passé. En abandonnant les personnages féminins aussi très proches du monde de l’art, ce roman plonge son lecteur dans une intrigue particulièrement bien menée sur fond de mal être et d’happening.
    Abel Bac fait un cauchemar et entend trifouiller dans la serrure de sa porte d’entrée. C’est la voisine du dessus, complétement ivre, qui s’est trompée d’étage. Gentiment, il décide de l’aider à rejoindre son appartement et l’allonge en dégageant bien sa bouche pour qu’elle ne s’étouffe pas dans son vomi ! Ne pouvant se rendormir, il sort et se fatigue en marchant dans la nuit de Paris. Suspendu depuis une semaine, il a la terrible sensation que son monde s’écroule, lui le flic intègre, méticuleux mais taciturne. Dans quelques jours, l’IGPN le convoque pour donner explications de cette mise à pied sous dénonciation téléphonique anonyme. .
    Jérôme Masson, avocat qui la suit depuis le début de sa carrière, téléphone à Mila chaque jour y compris le dimanche. Personne ne connait la véritable identité de Mila bien qu’elle fasse des performances dans le monde entier depuis vingt-ans, un peu comme un Banski en happening. Ses œuvres se vendent des millions chez Chritie’s et Sotheby’s. Sa carrière a commencé en accrochant des poupées grandeur nature à l’ effigie de personnes connues sur des lieux emblématiques comme celle de Jean Moulin sur les pales du Moulin Rouge !
    Mais, aujourd’hui, à trente-neuf ans, son anonymat lui pèse. « Mila qui ne s’appelait pas encore Mila » était une jeune fille sérieuse et brillante reçue au bac en 2000 au lycée Paul Bert d’une petite ville du Loiret. C’est d’ailleurs là qu’elle a connu Jérôme.
    Abel Bac s’est construit des digues pour domestiquer l’angoisse qui généralement arrive dès qu’une nouveauté pénètre sa vie. Alors, lorsque Elsa, la voisine étudiante en thèse d’histoire de l’art, décide de s’excuser et de lier conversation, Abel fuit. Rien dans sa vie n’est laissé au hasard quitte à développer des tocs en pagaille, des malaises et des cauchemars récurrents. Le seul espace qui le ressource reste son appartement avec toutes ses orchidées, quatre-vint quatorze précisément !
    Chroniques complète avec photos ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/08/27/claire-berest/