La cote 400
  •  
EAN13
9782923682136
ISBN
978-2-923682-13-6
Éditeur
Allusifs
Date de publication
Collection
LES ALLUSIFS LI
Nombre de pages
65
Dimensions
11 x 0 cm
Poids
108 g
Fiches UNIMARC
S'identifier
Indisponible
Une bibliothécaire d’une cinquantaine d’années, après vingt-cinq années à faire ce métier, et en bonne partie dans la cave d’une bibliothèque de province, à ranger des livres sagement alignés dans leur rayon respectif, et qui trouve ce métier terrifiant à maîtriser cette vertigineuse production humaine, fruit de deux milles ans de civilisation. Elle qui ne s’accorde d’autre fantaisie que d’installer une plante verte pour rendre les lieux plus agréables, mais qui pulvérise dans l’explosion de son monologue théâtral l’ordre et « la toute puissance de la rationalité », incarnée par le système de classification de Dewey. Dans son sous-sol, on lui balance tout ce qui ne peut être classé : les numismates, les médailles militaires, la généalogie, la psychanalyse, l’occultisme... Et la cote 400 est vacante depuis qu’on a mis les religions avec l’histoire et ça lui donne le vertige d’imaginer quel domaine du savoir prendra cette place.
Ici, les livres deviennent des êtres de chair ; les personnages de roman, des interlocuteurs avec qui partager nos expériences ; les écrivains, poussés par des envies, par des souffrances, des hommes et des femmes d’abord et avant tout. Ici, le livre est fait pour dialoguer avec son lecteur. Pas fait pour être rangé derrière une vitrine. Pas fait pour entrer dans un quelconque système. Pas fait pour rester là, muet, sans rien à donner et sans déranger personne. Au contraire.


Voilà tout le décor de ce roman de Sophie Divry, monologue essoufflé, boursouflé, cinglant, explosant théâtralement, d’une femme seule parmi les livres.
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Commentaires des lecteurs

24 août 2011

Voilà un petit livre fort sympathique sur la vie d'une bibliothécaire municipale reléguée au rayon géographie. Elle nous parle, nous qui nous sommes laissés enfermer dans son rayon, au sous-sol. Si, au début, sa vie a l'air passionnante, peu à ...

Lire la suite

3 février 2011

Avant l’ouverture, une bibliothécaire quinquagénaire, célibataire trouve au sous-sol un lecteur qui s’est endormi la veille. Aigrie, elle lui déverse en un flot ininterrompu toute sa rancœur. En 25 ans de métier ou plutôt d’une vie vouée à son travail, ...

Lire la suite

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Sophie Divry