Pêche

Pêche

Emma Glass

Flammarion

  • par (Libraire)
    30 août 2018

    Dans ce livre d'une musicalité époustouflante et d'une écriture très charnelle voire viscérale, on fait la connaissance de Pếche, une adolescente singulière qui vient de subir un viol.
    Déterminée à continuer à vivre en essayant d'occulter cet acte et de ne rien laisser paraître, elle tente malgré sa souffrance physique et morale de surmonter seule cette épreuve.
    On est ébranlé par cette douleur du corps qu'on parvient très nettement à éprouver parfois même jusqu'à la nausée mais on est aussi troublé par les errements psychologiques, notamment les hallucinations, et le désarroi qui l'assaillent.
    Un premier roman éprouvant qui remue le corps et l'esprit du lecteur.


  • par (Libraire)
    27 août 2018

    Une Pêche à croquer. Et à digérer.

    Autant l’écrire de suite: avant de choisir ce mince roman, « Pêche », prenez le temps de lire la première page, cette page onze chapitrée « Panser profond ». Si les mots vous touchent, vous transportent, vous intriguent, n’hésitez pas et laissez vous emporter par ce récit violent et rude où le style si particulier, et magnifiquement traduit, vous emmène dans un univers fantasmatique unique.
    Il démarre fort ce texte syncopé: Pêche rentre chez elle, du sang coule le long de ses jambes, ses parents qui viennent de faire l’amour sur la table de la cuisine, ne s’aperçoivent de rien. Seule, elle va devoir affronter le mal que lui a causé Lincoln, une ombre lointaine aux odeurs de charcuterie et aux doigts en forme de saucisses.

    Comme les contes, « Pêche » peut se lire à voix haute, pour mettre en exergue le rythme d’un style qui parfois vous assène un vrai coup de poing dans l’estomac, ou plus rarement vous adresse un sourire. Comme les contes, « Pêche » n’hésite pas à transgresser la réalité et les règles les plus élémentaires de « bon goût ».
    Ce voyage aux confins de l’âme humaine, aborde avec sa prose inédite, le thème si souvent développé ces derniers temps du viol et de violences physiques. L’homme comme prédateur, la femme comme proie. Son approche inédite ne peut laisser le lecteur de marbre. Une Pêche à croquer. Et à digérer.
    Lire la chronique complète d'Eric Rubert sur le site unidivers.